19 juillet 2012

Retour au Vietnam et voyage dans la baie d'Halong

Grace à Vu, un ami de Paris je suis en contact avec Sy et Ruby les deux principaux profs de salsa de Hanoi. Nous avons eu le temps de correspondre sur internet et je sais déjà qu’il est possible de danser la salsa chaque soir à Hanoi.

De plus, par un hasard incroyable nos amis partent le lendemain de notre arrivée pour un weekend salsa de 3 jours sur l’ile de Co To. Nous décidons sans hésitation de les suivre avant même de savoir que cela se passe dans la fameuse baie d’Ha Long !

Ils nous attendent le soir de notre arrivée dans une soirée salsa où ils ont annoncé notre arrivée à leurs élèves. Malheureusement notre bus arrive avec 3 heurs de retard et nous ne les retrouvons que pour le diner.
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Ensuite tout se passe très vite : après une courte nuit de 3h nous nous levons de bonne heure pour aller déposer nos gros sacs chez Sy et retrouver le groupe pour prendre le bus jusqu’au port. Le trajet dure 6h ce qui nous laisse le temps de récupérer un peu de sommeil.
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Arrivés au port nous retrouvons toute la brutalité du Vietnam encore très présente dans nos souvenirs même après plusieurs mois : sur le ponton de l’embarcadère les piétons que nous sommes côtoient les camions qui utilisent généreusement leurs klaxons pour nous chasser comme on le ferait avec des animaux. Dans une chaleur infernale nous embarquons sur le bateau dans l’anarchie. Le bateau est relativement petit et notre groupe de 35 personnes occupe la majorité de la cabine. Une fois assis on nous distribue les tickets numérotés. Et soudain, pour une raison qui nous échappe, l’équipage décide brutalement de mettre de l’ordre dans ce chaos. Je suis l’un des premiers concernés : ils regardent mon ticket et, très agités me demandent en criant de m’installer à l’avant. Je prends mon sac et me lève calmement mais le petit bonhomme de l’équipage enfonce ses doigts dans mes cotes au rythme de 1 fois toutes les 1,5 secondes comme s’il avait besoin d’attirer mon attention. Il ne cesse de crier et de me pousser. Je résiste difficilement à l’envie de le frapper pour en finir. Nous avons déjà rencontré ce comportement vulgaire et agressif avec les conducteurs de mini bus.

Il faut savoir qu’au Vietnam l’espace privé qui protège votre intimité n’existe pas. En occident, même un individu malpoli se tiendra à une certaine distance pour vous parler et ne vous touchera pas. Et même en cas de bagarre on commencera généralement par vous pousser ; ce qui est une intrusion brève et délibérée dans votre espace et que vous interprétez comme une provocation. De même lorsqu’on s’assoie à coté de quelqu’un, il y a une limite très claire au niveau acceptable de proximité et de contact physique. Ici au contraire, il est n’est pas choquant d’être entassés à 3 par siège dans un minibus. Dans la rue les gens se bousculent et on n’hésite pas à vous toucher si on veut attirer votre attention, par exemple pour vous vendre quelque chose.

De plus les vietnamiens peuvent être très vulgaires. Ils crient facilement et peuvent facilement être violents physiquement surtout avec les femmes. Le contraste est frappant avec les pays voisins où c’est le contraire : même excédés au Laos ou au Cambodge, on garde le sourire et son calme pour éviter de « perdre la face ». Lorsqu’on n’en peut vraiment plus de sourire, éventuellement on passe directement à la bagarre mais on ne crie jamais.

Alors que la situation à bord semble s’être calmée, Sy qui est l’organisateur du voyage se lève et vient le sourire aux lèvres de l’arrière du bateau vers l’avant pour annoncer quelque chose. Soudain un membre d’équipage arrive par une porte latérale et le frappe violement derrière la tête car il est debout. Sous la surprise, son sourire disparait instantanément pour faire place à une expression de stupeur mais notre ami se laisse faire et retourne s’assoir. Tout est normal, bienvenue au Vietnam !

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