04 mai 2012

Découverte à cheval des milliers de pagodes et stupa de Bagan

Lorsque nous arrivons à Bagan vers 4h du matin, il fait encore nuit. Au terminal de bus nous rencontrons Carla et Dario, un jeune couple argentin de Buenos Aires.
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Arrivés peu avant nous ils attendent le lever du jour pour partir à la recherche d’une guesthouse. Nous bavardons ensemble et comme ils sont très sympathiques, nous parcourons la ville avec eux malgré nos sacs de 20kg (eux voyagent très légers). Après avoir essayé toutes les pensions de la ville, nous optons pour mon choix initial : winner guesthouse où les chambres sont à 11$ et 12$ (quasiment les moins chères de la ville). Les propriétaires sont très gentils et ne nous font même pas payer la taxe gouvernementale de 10$ que les hôtels sont sensés encaisser.

Après un bon petit déjeuner, nous louons tous les quatre une carriole à cheval dans laquelle nous passerons la journée à nous promener d’une pagode à la suivante en restant bien au frais et sans nous fatiguer !
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La ville comptait autrefois 13 000 pagodes remontant jusqu'au IIe siècle. Malheureusement les tremblements de terre et le fleuve Ayeyarwady en ont détruit plus de 10 000. Lorsque nous grimpons au sommet d’une pagode, la vue est fantastique ! Des centaines de pagodes et stûpas de brique stuquée s'étendent à perte de vue dans la plaine entre les palmiers.
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P1140155Il faut se déchausser à chaque fois qu’on entre dans l’enceinte d’une pagode. C’est très important pour les Birmans, et les moines se sont même autrefois révoltés contre les anglais qui ne respectaient pas cet usage ! Ce n’est pas toujours agréable car l’intérieur est plutôt sale ; par endroit le sol est entièrement recouvert de déjections d’oiseaux !
Mais le pire est à l’extérieur où le sol chauffé par le soleil est absolument brulant ! C’est donc en courant et parfois en sautillant que nous terminons nos visites.

Juste après la visite d’une pagode nous discutons avec une dame qui prépare une étrange mixture : elle frotte l’écorce d’une branche sur une pierre plate en y ajoutant régulièrement de l’eau. Le résultat obtenu sert de maquillage traditionnel. A la campagne les femmes se couvrent entièrement le visage et les bras de ce masque beige clair pour se protéger du soleil. Je vous rappelle que dans cette partie du monde avoir la peau blanche est un signe de richesse, cela signifie qu’on ne fait pas dans les champs. Par conséquent il est impossible de trouver une crème solaire sans agent blanchissant ! Même la plupart des crèmes pour le visage et le corps ventent leurs propriétés blanchissantes. Mais revenons au maquillage traditionnel : en ville les femmes birmanes s’appliquent généralement ce masque sur les joues, avec parfois juste un trait sur le nez. Joignant le geste à la parole et pour leur plus grand plaisir, Vineta et Carla se font maquiller par la dame, puis attendent patiemment que le masque sèche en l’aérant avec un éventail.
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Après cette journée incroyable, nous allons diner tous ensemble et reprenons l’habitude de parler espagnol avec l’accent de Buenos Aires !

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